Le corset,

Le corsetC’est sur son corps sage qu’elle le fait glisser, le corset au parfait laçage, symbole de féminité…

Elle rentre dans son personnage, un costume très étudié, elle observe son image et pense à cette mise en scène maintes fois répétée…

Sur ses escarpins, perchée à 13cm de la réalité, elle souligne ses lèvres d’un rouge Cartier et réajuste ses bas de soie, seuls atours qu’elle finira par garder…

Le mirage peut commencer, des yeux il se laissera dévorer, feignant une douce naïveté, alors qu’il ne lui offrira que le minimum autorisé…

Les rubans et la soie, délicat tissage de son corps habillé ne laisseront qu’après son passage ce vide qu’elle a encore du mal à apprivoiser…

Ce n’est ni doux, ni sucré, c’est comme un fruit amer, un lien inexpliqué…

Une fois la porte refermée, elle restera dans les draps froissés, elle se sera sentie vivante au moins une heure dans la journée…

Pourrait-elle avouer sans être jugée que l’homme à une autre est lié?

A n’en pas douter, de tous les noms elle serait affublée, la comparant à celles dont les services sont tarifés et peut-être que dans un autre temps au pilori elle aurait été attachée…

Texte rédigé à tous les bien-pensants qui n’auront pas vu que la détresse peut se cacher même derrière un rouge à lèvres Cartier…

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L’effeuillage,

efeuillage 1L’amour est peut-être comme un ruban de satin qu’au fil des années il faut savoir retisser avec soin…

Elle avait le souffle coupé dans sa robe en organza, totalement paniquée à l’idée de s’effeuiller pour la première fois…

Mais que n’aurait-elle pas fait pour lui, seul homme de sa vie.

Il avait pris place dans son fauteuil en cuir, un whisky glace à la main, se languissant du spectacle à venir…

Lentement des hanches elle avait ondulé, relevant doucement sa robe rose poudrée afin de l’envouter…

Les brides de ses escarpins enlaçaient ses chevilles tel un écrin et lorsqu’il aperçut ses bas couture, elle décidait de prolonger sa torture…

Délicat tissage de soie, qu’elle avait pris soin d’attacher à des jarretelles en dentelle qui, elle le savait, le laisseraient sans voix…

Elle l’avait observé s’agiter dans ce fauteuil devenu subitement trop étriqué, son breuvage terminé, ses yeux la dévorant…

Ses boutons de nacre elle avait déboutonnés, ultime offrande avant qu’elle ne se consacre à l’être aimé…

D’un pas plus assuré, elle avait fait virevolter le vaporeux tissu à ses pieds…

Ses seins lourds étaient habillés de noeuds en velours et de lingerie raffinée…

Elle avait accentué le déhanchement, prise à ce jeu délicieux de redevenir des amants…

Son visage s’était empourpré, lorsqu’il avait remarqué que sa culotte elle avait délibérément oubliée…

Anecdote très privée, la suite fut censurée…