Esquisse,

Il est brun, les yeux noirs, une barbe non taillée…

Un dessin, sans buvard, crayonné à main levée…

Je connais le délice de sa peau et son parfum…

Une esquisse, un tableau, comme un trait au fusain…

Je ne vais pas vous dévoiler son physique, j’ai un grand respect pour cet homme pudique…

Quelques nuancés à l’acrylique pourraient vous donner une idée de ce clair-obscur chromatique…

Nous avons cette complicité des liens inexpliqués…

Telle que l’intensité du rouge carmin ou du bleu acier…

A ces heures suspendues qui n’appartiennent qu’à toi et moi…

Comme les couleurs confondues d’une oeuvre de Delacroix…

Je n’ai pas le talent de ces Maîtres de la peinture…

Mais mon attachement à ton être est des plus purs…

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J’ai failli t’aimer,

Fromentin sous la neige 1Je n’avais pas de place dans le chaos de ta vie, j’étais celle planquée derrière tes pseudo-alibis…

Ma légitimité? Aucune définition à donner, j’hésitais entre en rire pour de bon ou en pleurer…

Alors, je passais après… C’était un doux refrain que j’avais longtemps chantonné…

Après tes impératifs, tes réunions de travail, rien de constructif, il fallait que tu t’en ailles…

Après tes fêtes et tes anniversaires, tu n’avais pas de tête, le mien était hier…

Après tes vacances, après le temps, qui pour moi n’avait plus d’importance effectivement…

Après tes amis qui ne connaissaient même pas mon existence, compartimenter ta vie était ta seule exigence…

J’ai arrêté de noter tes retards, excuses à peine prononcées, il paraît que je le savais dès le départ…

J’ai arrêté de regarder ton corps nu sous la douche, comme si parfumé à cette heure de la journée ça n’avait rien de louche…

J’ai arrêté de t’imaginer rentrant chez toi, exténué par une dure journée, alors qu’une heure avant tu étais dans mes bras…

J’ai arrêté de me demander si tu pensais à moi car si tu voulais me le prouver, tu aurais moins pensé à toi…

J’ai arrêté de me culpabiliser de cette histoire, j’ai tant donné et je pouvais me regarder dans le miroir…

Tu as été le conjoint infidèle et l’amant vigoureux, pour toi pas de lien, pas de duel ni évidemment de nous deux…